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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 19:03
Test #90 : Astro Rabby (GB)

Année : 1990

Éditeur : IGS (une boite qui a publié en gros 25 jeux au début des années 90, tous moins connus les uns que les autres !)

Genre : Action ''plateforme'' vue du dessus

Plateforme : Game Boy

Speedrun : Non (mais longplay)

 

Auteur : Flappy

 

Laaaapin ? Ouais tk tk (ceci est mon interprétation de l’onomatopée ''claquement de langue'')

Astro Jacob ?

Astro Jacob ?

Moi, j'adore les lapins. Mais vraiment, hein. Quand j'étais petit, un voisin avait un lapin qui s'appelait Justin. Du coup, la plupart des peluches de Spirit sont des lapins appelés Justin (mais ne lui en parlez pas, ça le gène. Et là où y a des gènes, les OGM ne sont pas loin, alors évitons les lapins mutants transgéniques).

J'aime les lapins, donc. A la moutarde, c'est délicieux. Mais pas seulement ! Et pourtant, ils ne sont pas énormément présents sur ce site. Rattrapons nous quelque peu, en regardant un peu tout ce qui existe comme lapins connus (je ne garde que ceux qui, à mon sens, sont les plus connus) dans notre pop-culture :

Bugs Bunny, déjà, évidemment, avec ses potes Tiny Toons Babs et Buster Bunny (tiens, faudra en tester aussi, ils sont pas mal les jeux Tiny Toons !). Mais si on lorgne du côté de Disney, on pourra trouver Pan Pan, Roger Rabbit ou Coco Lapin (mais si, le pote à Winnie). Du toon, quoi. Et je pourrais continuer longtemps, en fait, entre Jeannot Lapin (on en a tous entendu parlé, même si on ne le connaît pas forcément), le lapin blanc d'Alice, le Lapin Garou de Wallace et Gromit, Usagi Yojimbo (un pote aux tortues ninja), etc. En creusant un peu, on trouve même du Superlapin, du Lapidou et autres Grignotin. Des personnages que je ne connais pas mais dont le nom annonce le taux de mignonsité des bestiaux !

Ça, c'est du super héros !

Ça, c'est du super héros !

Bref, les lapins, ça fait passer les mêmes sur les chatons pour une collection de photo d'horreur, parce que le lapin, c'est bien (paye ta rime...) !

L'est trop mignooooooooooooooooooooon ! (vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à choisir une photo ^^)

L'est trop mignooooooooooooooooooooon ! (vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à choisir une photo ^^)

Y en a des moins mignons ''mais quand même'' aussi, mon préféré étant Caerbannog, le lapin gardien de la caverne du même nom indiquant au roi Arthur où trouver le Graal (dans le château de Beuaaaaaarg), petit lapin blanc féroce abattu à coup de sainte grenade dans le Sacré Graal des Monty Python (si vous vous demandiez d'où vient cette idée dans les Worms, maintenant vous savez). Et il y en a dans les jeux vidéos, et même quelques célèbres. Je ne sors plus sans mon lapin crétin en peluche, moi ! Mais vous aurez aussi Peppy Hare, dans la série Star Fox (par les gars qui ont fait X) ou Jazz Jackrabbit, un lapin vert surarmé dans des jeux des années 90. Voir Jumping Flash, le premier simulateur de lapin volant en 3D subjective (qui, en définitive, ressemble pas mal à une version 3D du jeu du jour !).

Bwah !

Bwah !

Bon, mais on lapine, on lapine, mais notre jeu dans tout ça, hein ? Et bien, déjà, il commence par une (courte) cinématique (10 secondes), ce qui est déjà rare sur GB, alors pour le plaisir des yeux (parce que, bon, les oreilles, hein, même si on parle de lapin, voilà) :

Swag lapin !

Le jeu commence par un communiqué envoyé par les Dortoise Troops (qu'on pourrait traduire par ''troupes dortues'', des tortues tordues) au ''Doc'' (les noms, ça sert à rien) pour lui annoncer que les éléments permettant de faire voler son robot Rabby ont été volés et cachés ''quelque part dans l'espace''. Le docteur n'ayant d'autre but dans la vie que de voir Rabby voler, s'effondre dans des sanglots longs (sans violon de l'automne ni langueur monotone, cependant). Et le p'tit robot Rabby, lapin androïde de son état, décide alors d'aller récupérer ces pièces pour pouvoir voler, et sauver le moral (et la morale) de notre Doc.

"Cher docteur, veuillez prestement crever de désespoire : votre lapin ne volera pas. Signé : les troupes tordues. Voir adresse, numéro de téléphone et de compte en banque au dos"

"Cher docteur, veuillez prestement crever de désespoire : votre lapin ne volera pas. Signé : les troupes tordues. Voir adresse, numéro de téléphone et de compte en banque au dos"

"Tends les oreilles, et vole !"

"Tends les oreilles, et vole !"

Et c'est là que le mix étrange ''Japon-lapin-mignon-robot-espace'' prend toute sa saveur. Au menu, une dizaine d'éléments à récupérer au fil de 10 stages séparés en 3 niveaux (soit 30 niveaux, au final). Les deux premiers niveaux de chaque stage sont en défilement automatique, on y contrôle notre lapin qui avance vers le haut, en vue du dessus, et l'on doit sauter sur des plateformes avec des ''?'' (ouais, un peu Super Mario à l'envers, en fait), chacune de ces plateformes est alors modifiée selon ce qu'elle cache : un crâne pour rien, un carré gris pour des points, un chrono pour avoir plus de temps, un ''!'' pour que ça fasse ''ding'' (je pense que ça apporte du score), et un cœur pour passer au niveau suivant. Sachant que, un premier saut sur la plateforme permet de découvrir ce qu'elle cache, un deuxième l'active et la brise, un troisième la fait d’effondrer. Et le sol a tendance à faire pareil...

Non, ça n'est pas ma souris, mais mon lapin. Un autre rongeur, quoi.

Non, ça n'est pas ma souris, mais mon lapin. Un autre rongeur, quoi.

Le premier niveau est en général sur terre, et le second dans l'espace. Dans le premier cas, même si des ennemies (des dortues (oui, c'est fait exprès), des tornades, des taupes) arrivent parfois par le sol, il n'est pas difficile de se mouvoir sans mourir bêtement (bien que la difficulté augmente avec les niveaux : glace, saut avec une inertie assez particulière, etc.). Une fois dans l'espace, il faut bien viser pour ne pas tomber dans le vide. Oh, et ajoutez à ça le fait que, comme le défilement est automatique, les niveaux tournent en boucle jusqu'à la découverte d'un cœur ou la mort atroce de notre lapin par clignotement (pas de points de vie ici !) due à une chute ou à l'arrivée à terme du chrono. Du coup, il faut faire gaffe aux plateformes que l'on abîme sur une boucle si on ne veut pas passer au travers au passage suivant...Ajoutez à ça l'équipement évolutif du lapin, dont les sauts pourront être améliorés, ainsi que son arme qui permet de tirer de meugnones petites baballes sur les meugnons vilains, chose qui n'est pas obligatoire, ces derniers étant relativement facile à éviter.

Le tas de gravats : le résultat des méfaits d'un lapin bionique !

Le tas de gravats : le résultat des méfaits d'un lapin bionique !

Reste le troisième niveau de chaque stage, qui est un jeu de découverte de paires pour musicien entraîné : il faut sauter sur des blocs ''?'' qui produisent un son, et trouver l'autre bloc qui produit le même son. Je n'ai jamais réussi à en finir un dans les temps, même avec 20 ans de musique et de GB derrière moi !

En saut (non, je ne suis pas devenu un lapin-zilla)

En saut (non, je ne suis pas devenu un lapin-zilla)

Aussi, ai-je progressé dans ce jeu jusqu'au stage 4, niveau 2, où je suis au dessus du vide intersidéral (il est placé entre deux personnes parfaitement sidérées par le jeu) et sur des dalles déjà brisées...j'ai pas réussi à aller au delà !

Stage 4-2 : je fais quoi, là ?

Stage 4-2 : je fais quoi, là ?

Bon, mais techniquement tout ça, ça donne quoi ? Vous pouvez le voir sur les quelques captures d'écran ornant ce test (non, pas celle avec le lapin crétin), c'est assez pauvre, même si c'est original. Ca casse pas trois pattes à un lépirodé quoi, dussent-elles porter bonheur. Disons que le résultat est homogène, mais un peu répétitif. Cela dit, il sert bien l'objectif du jeu.

 

Oué !!!! J'ai trouvé un des éléments "planqués dans l'espace" !

Oué !!!! J'ai trouvé un des éléments "planqués dans l'espace" !

Niveau Gameplay, on bouge, on saute, on tire (normal pour un lapin...hem...), bref un action plateforme sur GB. La physique (si on peut appeler ça comme ça) demandera un peu d'adaptation, mais cela reste globalement bien foutu, avec en plus les améliorations qui peuvent être apporté au lagomorphe robotique au fur et à mesure de son aventure.

On fait le plein de munitions...!

On fait le plein de munitions...!

Une fois maîtrisé, le jeu ne demandera guère plus qu'une grosse demie-heure pour en arriver au bout. C'est pauvre, mais c'est suffisant, étant donné la répétitivité du titre.

Un petit tour dans l'espace ?

Un petit tour dans l'espace ?

Niveau son, tout confondu, la BO du jeu comprend 9 pistes (pour, à tout casser, 5 minutes de musique) et des bruitages très classiques. L'ensemble reste agréable mais ne présente absolument aucune originalité. D'ailleurs, alors que j'écris, je les ai déjà oubliés...bwah.

Un lapin bionique sauteur dans l'espace se prend une tornade. Qui pourrait dire que le résultat serait différent dans la réalite ?

Un lapin bionique sauteur dans l'espace se prend une tornade. Qui pourrait dire que le résultat serait différent dans la réalite ?

Enfin, un scénario d'une indigence qui n'a d'égale que son inutilité. En même temps, a-t-on vraiment besoin d'une raison pour incarner un robot lapin sauteur vu du dessus ?

N'abandonne jamais, Rabby lapin ! Essaie encore, croies en la puissance de tes oreilles !

N'abandonne jamais, Rabby lapin ! Essaie encore, croies en la puissance de tes oreilles !

Conclusion :

 

Graphismes : 6,5/10

Gameplay : 7/10

Durée de vie : 4/10

               Son : 5/10              

Scénario/Ambiance : 5/10

 

Faire des paires va de...paire avec ce niveau. Hem...

Faire des paires va de...paire avec ce niveau. Hem...

Le lapin prend l'eau.

Le lapin prend l'eau.

Les plus :

 

- Un lapin

- Un concept original

- Ce matin, un lapin (ah non, on l'a déjà faite celle là)

- Un jeu peu stressant idéal pour occuper un trajet

- Lapin lapin lapin lapin lapiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !

 

Les moins :

 

- Répétitif

- Court

- Comment je passe le niveau 4-2 ???

- Bwah !

 

De quoi laisser Rabby de glace

De quoi laisser Rabby de glace

Note générale : 6/10

 

Ce jeu est particulier, un peu à part pour moi. Un peu comme Flappy Special, ce jeu qui a donné son nom à ce blog (et à votre serviteur), il a un truc. Pas un truc en plume, mais un truc dans le genre ''meugnon made in Japan tu peux pas test''. Le concept est barré et original, et au final le jeu intrigue plus qu'il ne plaît. On passera rapidement à autre chose, mais pourtant, on y reviendra de temps en temps avec curiosité, en se demandant pourquoi on l'a toujours en tête, surtout en le relançant. Malgré ses défauts et son relatif et général manque d'intérêt, c'est un jeu à essayer, au moins une fois. Mais, vite.

L'écran qui t'explique pourquoi personne ne connait IGS...

L'écran qui t'explique pourquoi personne ne connait IGS...

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Published by flappy-spirit - dans test
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commentaires

Martine 11/07/2016 15:26

Merci beaucoup pour cet article. Je n’ai jamais entendu parler de ce titre non plus . Ça me plairait bien de le découvrir, car j’adore les jeux d’action. D’ailleurs, je vais souvent sur http://www.prizee.com/ pour m’adonner aux titres de la même catégorie. Actuellement, je joue à Volcanoz et j’aime bien, car le principe est plutôt simple.

Martine 15/07/2016 07:44

Certes :) Est-ce que vous avez essayé Bugs bunny course ? J'aime bien ce titre également ! Après avoir terminé Volcanoz, je me suis mise à jouer à Sushi Bar... C'est un petit divertissement assez sympa que je vous conseille aussi. A+

Flappy 12/07/2016 09:23

Mon plaisir :-) il est vrai qu'on retrouve un petit air à Toudou (mais bon, comme avec n'importe quel lapin blanc !).

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