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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:10
Test #92 : Probotector (GB)

Année : 1992

Editeur : Konami (oui, encore, Atypique aime beaucoup !)

Genre : Run & Gun (littéralement ''courrez – flinguez'')

Plateforme : Game Boy (vous commencez à comprendre le truc)

Speedrun : Non (tu m'étonnes...), mais version NES

 

Auteurs : Atypique et Flappy

 

J'ai un Contra sur ta tête...

On a parlé de robots ?

On a parlé de robots ?

Allez, en ce soir d'octobre 2015, il fait beau. J'ai un bon disque dans la sono (le dernier Ibrahim Maalouf, une pure tuerie ! (oui, c'est de la pub gratuite...)). Et je vais écrire un test, qu'est ce qui pourrait déconner ? Bon, tout d'abord, choisir le jeu. C'est quoi les info du jour ? ''Poutine bombarde la Syrie''. Hum...et moi qui parlais de tuerie...

Pour commencer, un classique, une usine.

Pour commencer, un classique, une usine.

Pour continuer, un classique, une caserne.

Pour continuer, un classique, une caserne.

Pour poursuivre, un classique, une jungle. Et moi je vais me coucher...

Pour poursuivre, un classique, une jungle. Et moi je vais me coucher...

Outre que je préférerais que la poutine reste ce délicieux (bien qu'un brin trop gras) plat canadien à base de frites, de fromage et de sauce barbecue, que pourraient m'inspirer de telles info ? Un petit jeu de guerre ? Allez, va même pour un petit shooter piétonnier en scrolling. D'une part, ça sera raccord avec l'annonce du test (!), et d'autre part, c'est un genre assez peu traité par ici (seulement trois représentants au moment où j'écris ces lignes, et encore, deux sur NGPC, et le troisième c'est la petite Sirène, pour le côté piéton, on repassera !).

"Bonjour, je suis le héros"

"Bonjour, je suis le héros"

"Je sais faire des bonds..."

"Je sais faire des bonds..."

"...et tirer un coup. Et c'est tout ! Gnaaaaa ! "

"...et tirer un coup. Et c'est tout ! Gnaaaaa ! "

Contra ! Ca ne vous dit rien ? Ah, vous n'avez jamais eu d'autres consoles que la Game Boy (grand bien vous en fasse !), ou plus sûrement vous êtes restés cloîtrés en Europe. Alors… Probotector ! Voilà, laissez les souvenirs faire surface. Vous y avez certainement tous joué au moins une fois, ne serait-ce que par pure curiosité. Notamment à la version NES (européenne), sortie un an avant celle nous intéressant aujourd'hui et trois ans avant une version Megadrive de bonne facture mais tardive.


 

"Fuyez devant ma toute puissance...et mes grandes oreilles !"

"Fuyez devant ma toute puissance...et mes grandes oreilles !"

Avant d’entamer le test, parlons un peu d’Histoire et d'histoire, tant le jeu que nous allons aujourd’hui tester possède un récit assez original (nan, j'déconne). Le jeu est à l’origine sorti en 1987 en arcade sous le nom de Contra (ou Gryzor, selon la localisation). Vous y incarnez deux commandos, Bill Rizer et Lance Bean (balance ton haricot), au 27ème siècle (histoire de pas prendre trop de risques). Nos deux bonshommes sont membres d'une force guerrière nommée, je vous le mets dans le mille (le mil, c'est du grain), Contra, et leur but est, en toute simplicité, de contrer une invasion extraterrestre ayant pour but la destruction de la Terre (pourquoi l'envahir dans ce cas me direz-vous ?...pour que le jeu ne se contente pas d'une cinématique de Terre détruite de l'espace peut-être...). Un scénario ''très original (nan, j'déconne)'' donc. Mais qui a permis des pelletés de portages : ordinateurs en 1988 (Amstrad CPC, C64, DOS, ZX Spectrum) et 1989 (MSX2), et sur console Famicom en 1988. Contra, un titre simple mais qui vient d'un épisode historique survenu au début des années 80 au Moyen-Orient, l'affaire Iran-Contra. Je vous laisserai vous renseigner sur le sujet, sinon on ne commencera jamais ce test !

"Moi j'aime les Beat'em All, alors je prends l'ascenseur !"

"Moi j'aime les Beat'em All, alors je prends l'ascenseur !"

2 ans après la sortie américaino-japonaise, le jeu arrive chez nous (à la ramasse, comme d'hab) ! La raison de ce retard ? Ganondorf s’empare de l’Europe et y impose des lois très strictes !

Deadly bonus...

Deadly bonus...

Non en fait c'est très simple. Comme les australiens aujourd'hui qui censurent à tire d'aile (pour éviter les tirs d'ailes, justement), les allemands d'outre-Rhin (y en a d'autres ?) bloquaient salement ce genre de jeux ''violents''. Il est bien connu que ça rend les enfants agressifs et nazis (hem...). Une loi au nom barbare (enfin, allemand, mais comme je n'ose pas rater un combo ''ctrl + C'' – ''ctrl + V'' je n'en reproduirai pas le nom) a donc empêché l'Europe entière de profiter de ces titres en même temps que le reste du monde (enfin, pas trop en retard, parce que, bon, les consoles arrivaient aussi en retard, et ce même sans censure (belle allitération)...). La solution choisie par Konami pour tout de même envahir le territoire européen, telle une nuée mongole tokyoïte (oui cela a peu de sens, mais bon ''Gengis Konami'' ça faisait bizarre), est de remplacer les humains par des robots. Comme ça, ''y a plus de violence'' (hem), et ça passe comme une lettre à la Deutsche Post.

"Je vous présente mon multi-boulette..."

"Je vous présente mon multi-boulette..."

"...mais j'avoue préférer les griller au lance-flame (à ne pas confondre avec un lance-flemme, qui ne sert qu'à glander)..."

"...mais j'avoue préférer les griller au lance-flame (à ne pas confondre avec un lance-flemme, qui ne sert qu'à glander)..."

"...voir au lance-missiles, ça ajoute un peu de sauce explosive à l'ensemble !"

"...voir au lance-missiles, ça ajoute un peu de sauce explosive à l'ensemble !"

Du coup, tous les jeux de la série sortant peu après sur NES, Game Boy, SNES et Megadrive seront adaptés en Europe (+ Australie) avec les mêmes règles de modification par rapport aux versions originales. Les jeux de la série Contra ne redeviendront semblables aux originaux en version PAL qu’à partir du jeu Contra : Legacy of War sorti en 1997 sur consoles PS1 et Saturn (en même temps, après Resident Evil, comment reprocher à un jeu sa violence ?).

"Au fait, vous ai-je parlé de ma superbe vue aérienne ?"

"Au fait, vous ai-je parlé de ma superbe vue aérienne ?"

"Ses chars géants détruits, ..."

"Ses chars géants détruits, ..."

"...ses portes géantes détruites, ..."

"...ses portes géantes détruites, ..."

"...et son boss géant à détruire !"

"...et son boss géant à détruire !"

Bon, assez bavardé, c’est la version GB qui nous intéresse ici, et d’ailleurs ne pas confondre avec Probotector 2 sa suite, qui est issue de la version de Contra sur SNES. L'aspirine, c'est dans le tiroire de droite, là.

 

Pour ce qui est du scénario, Probotector est un jeu qui prend place dans un futur assez éloigné, en 2633, alors que nature et technologie de pointe coexistent, le monde est menacé par des extraterrestres (oui, le scénario n'a pas fondamentalement changé). Deux robots de combat, RD008 et RC011 (sans lien direct avec l'aire de dés deux (c'est difficile à fabriquer en plus)) ont pour mission d’anéantir toute menace. Un scénario proche celui de Halo 2, tant dans les faits que dans l'époque (je vous laisse décider qui a plagié qui) !

"En parlant de boss, vous voulez peut-être voir le premier ?"

"En parlant de boss, vous voulez peut-être voir le premier ?"

"Et ben je l'ai détruit, na !"

"Et ben je l'ai détruit, na !"

Dés les premiers instants du jeu, on est jeté sans sommation dans une aventure où, à défaut d'être sanglante, le fracas de la taule froissée, brûlée, défoncée même, n'aura d'égal que celui de votre cœur bondissant à chaque injuste punition, d'une chute due à un saut mal ajusté ou d'un tir mal évité (et éventuellement à celui de quelque objet malencontreusement laissé à portée de vos petites mains tremblantes de rage). Au moins, sur NES, il était possible de s'aider d'un coéquipier, sur qui faire reposer toute la honte de la défaite. Mais ici, point de cela, vous jouerez seul et resterez seul dans votre désespoir. Le câble Link n'est pas à l'honneur...quant à Ganondorf, hein...

"Oué, on fait un tour en forêt !"

"Oué, on fait un tour en forêt !"

"Arg...saloperie de piège à écureuil..."

"Arg...saloperie de piège à écureuil..."

D’autant plus que finir Probotector n’est pas chose aisée (des fois que vous n'ayez pas compris). C'était dur sur NES ? C'est dur sur GB. Pour pas changer chez Konami. Encore une petite cerise sur ce gâteau qui, déjà, semble bien garni ? Vous n'avez que 3 vies, fort heureusement augmentées de 3 continues. De quoi achever le premier niveau...

 

La jouabilité n'en est pas moins exemplaire. Car oui, les erreurs viendront le plus souvent de votre art à ne pas magnifier les mouvements nécessaires, nécessairement parfaits, à la réussite de votre entreprise (qui risque, bien souvent, de connaître la crise). Ces déplacements restent d'une bonne finesse et d'une agréable fluidité. Plusieures d’armes s’offrent à vous par le biais de paquets volant, leur destruction vous permettant d'en récupérer le contenu. Au programme mitrailleuse, tir multiple, tir auto-guidé, lance-flamme, lance missiles, un bien pratique outils quand de nombreux ennemis tentent de mettre à mal votre santé mentale ainsi que celle du hardware de la machine.

 

Deux phases de gameplay seront proposées au fil du jeu, à la façon de Contra. La première est un side-scroller 2D classique, le personnage va de droite à gauche et tir. La seconde, en vue du dessus, vous met dans un environnement 2D (comprendre qu'on se déplace selon deux axes), où les sauts sont maintenant proscrits, un peu à la façon de Total Carnage, mais en bien moins mauvais ! Autant dire que dans ces situations, le tir auto-guidé est extrêmement pratique ! Surtout lorsque vos ennemis sont nombreux, alors qu'on frise (toutes proportions gardées) le manic shooter...

 

Niveau graphismes, penchez vous sur les captures ornant ce test (non, pas trop, vous allez vous casser la figure et l'écran...ah bah voilà, je vous avais prévenu !), vous verrez qu'ils sont de fort bonne facture.

 

La bande son est elle aussi de bonne qualité. Si l'on peut reprocher le pompage intégral de celle de la version NES (dixit Atypique), on se rassurera en se disant que, au moins, à défaut d'une pauvre originalité, on profite d'une belle constance (sans lien avec d'Artagnan), voir d'un beau portage. Et des coûts réduits, aussi, sûrement...Par contre, les mini-intro de chaque niveau avec les bruits de pas du robot, ça, ils auraient pu éviter...

 

Pour ce qui est de la durée de vie, le jeu est dans la moyenne de ce type sur GB : suffisamment peu de niveaux pour que le développement soit court, suffisamment trop (oui ça ne veut rien dire) de difficulté pour qu'on n'en voit jamais le bout. Maîtrisé, ça devrait se faire en moins d'une heure. Notez qu'au moins les niveaux sont inédits même si peu divers, et présentent donc un intérêt même pour les joueurs NES.

 Conclusion

Graphisme : 7,5/10

Joli.

Gameplay : 7/10

Pour semi-mutant

Durée de vie : 7/10

Standard pour le genre

Son : 7/10

Sympa.

Scénario/Ambiance : 7/10

A le mérite d'exister.

 

Les plus :

 

- Jouabilité exemplaire...

- Fun garantie...

- Niveaux assez inspirés...

- Les paradis des hardcore games !

Les moins :

 

- ...sauf pour les sauts.

- ...après 10 ans d'entraînement

- ...malgré une variété limitée

- L'enfer des autres !

- La censure germaine.

- Ce test contient trop de référence à Link et Ganondorf, alors que Link's awakening n'a toujours pas été testé ici et que Ganon et Squalala n'y sont pas acteurs !

- DIFFICULTE ABOMINABLE !

 

Note Générale : 7/10

 

Difficile de juger cet épisode de probotector. Pour Flappy, c'était une première en run'n'gun, un plaisir certain rapidement rabaissé par une difficulté bien trop importante à la courbe ridiculement mal dosée. Pour Atypique, les bons côtés du jeu ne surpassent pas ses quelques défauts, lui donnant un aspect ''moyen plus mieux que bof mais quand même''.

Les amateurs de défit tinté de fun pur et dur trouveront avec l’ancêtre de Metal Slug de quoi étancher leur soif, mais ceux à la recherche de nouveautés, ne serait ce que par rapport à la version NES, resteront quelque peu dubitatif (comme les ordinateurs pressés, qui sont aussi du bit attife).

Ne le boudez pas trop cependant, car il semble que Konami ait visé avec ce titre des joueurs aux nerfs d'acier, des hardcore gamers de 10 ans tendance blond avec un clou dans l'oreille. Et le nombre (et la qualité) relativement restreint de jeux du genre sur le support en font tout de même un incontournable (surtout dans un tout petit couloir). Allez, au boulot !

Les méfaits de la censure...

Les méfaits de la censure...

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Published by flappy-spirit
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commentaires

Oli 18/11/2015 04:59

Ah mais j'avais bien compris que vous lui aviez mis une bonne note, hein ;-) Je ne la remets aucunement en cause dans mon com' . Par contre même le jeu sur Super Nintendo, je ne le trouve pas très dur. Je te recommande aussi l'épisode sur Megadrive, absolument dantesque !

flappy-spirit 18/11/2015 09:15

J'avais entendu parler de l'opus MD, j'essayerai !

Oli 17/11/2015 04:39

Pour moi ce jeu est un grand classique de la Game Boy. Quel fun ! Et je ne le trouve pas si dur, surtout pour un CONTRA - vous avez essayé celui sorti sur DS ? Il est génial, mais rien qu'en mode normal, il est hardcore ! En comparaison, cet opus Game Boy c'est une promenade de santé :-)

flappy-spirit 17/11/2015 09:22

Attention, nous n'avons pas dis que le jeu est mauvais, bien au contraire (7/10 n'est pas une mauvaise note, j'ai mis la même à Super Mario Land !) ! Je n'en ai cependant jamais vu le bout ! Je n'ai pas eu l'occasion de m'essayer à l'épisode DS, j'ignorais même qu'il existait - à essayer ! Il me semble que j'avais joué à l'opus SNES, d'une difficulté tout aussi...présente !

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