Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 21:34
Test #93 – Double Dragon 3 : The Sacred Stone (GB)

Année : 1992

Editeur : Acclaim

Genre : Beat'em all (mandales dans ta face)

Plateforme : Game Boy (sexisme depuis 1989)

Speedrun : Non. De toute façon, au moment où j'écris, Youtube fait la gueule, alors...

 

Auteurs : Atypique et Flappy
 

Champollion du monde...

1 Dragon, 2 double, 3 3...

1 Dragon, 2 double, 3 3...

A l'origine, il y avait Double Dragon, et c'était bien. Puis il y eu Double Dragon II, et c'était très bien. Et finalement, arriva Double Dragon 3, et c'était très très...mauvais. Et oui, forcément, à force de grimper, on finit par passer le sommet et chuter. Durement. D'ailleurs, dans notre cas, le sommet, il serait plutôt d'une pyramide. Mais j'y reviendrai.

La tête au carré ?

La tête au carré ?

Ca conserve vraiment pas, les arts martiaux...

Ca conserve vraiment pas, les arts martiaux...

Mais avant l'histoire, un peu d'Histoire. Nous sommes en 1992, en plein âge d'or des jeux de combat. En arcade, dans le salon ou dans la poche, tatane et mandale sont reines des soirées (comme des après-midi). Enfin, évitez quand même les tatanes proches des poches du jogging fort opportunément porté. Ou alors, à vous les joies de la vie d'eunuque...

New York...Where else ?

New York...Where else ?

Et à l'époque, niveau multi-supports, il faut l'admettre, le roi de la baffe, l'empereur de la gifle, le maire d'une commune du Tarne de 82 habitants à Noël (quand les petits enfants sont de passage) du soufflet voir de la talmouse (oui, c'est pratique les dictionnaires de synonymes), c'est Double Dragon. Un épisode, puis deux, puis trois, tous sortis sur NES, développé par Technos Japan, au même titre que les deux premiers épisodes sur GB. Et puis vint ce Jour...

Malheureusement, ça semblait bien parti...

Malheureusement, ça semblait bien parti...

Ce jour sombre ou Technos Japan décida d’arrêter le développement de la série, et confia les droits d’adaptations de Double Dragon sur Gameboy à un éditeur américain totalement inconnu de la scène : The Sales Curve. Déjà, le nom annonce la couleur. Non, ça veut pas dire ''des courbes dégueulasses'', bande de dégueulasses vous-mêmes d'abord !

L'image la plus...belle du jeu ?

L'image la plus...belle du jeu ?

Bon, on va quand même essayer de ne pas être trop méchants. Un peu. En fait non, il y a des limites au foutage de gueule. Surtout après la qualité des précédents. Je veux dire, ça n'arrive jamais ce genre de chose. A part pour Tomb Raider, Crash Bandicoot, Sim City, ...non, jamais, vraiment...

Un p'tit walljump...ou autre chose ?

Un p'tit walljump...ou autre chose ?

L'intro du jeu le commence. Jusque là rien d'anormal. Billy et Jimmy reviennent d'un parcours initiatique de deux ans à travers le monde pour parfaire leur art du combat, tels un Ryu et un Ken en recherche de l'ado. L'ado Ken. Mais qu'est ce que je raconte...? Bref, on retrouve les deux frères (Jimmy et Billy, hein), qui tombent sur une petite vieille au look étrange et surtout inquiétant (qui ressemble à la tante d'Atypique), leur disant que pour se fritter avec le plus grand combattant au monde (qui n'a rien à voir avec une friterie belge), il leur faut trouver les 3 pierres de Rosette (les fameuses pierres sacrées du titre. Si vous ne voyez pas le lien avec les pyramides, rejouez à Dragon's Lair (non, ça n'a rien à voir)). Pour accompagner cela, une musique de 5 bonnes secondes qui boucle, parfaitement dispensable. D'ailleurs, les développeurs s'en sont rendus compte, affichant en grand avant de dire comment lancer le jeu qu'appuyer sur Select permet de couper la musique (mais pas les bruitages). Une sage décision...

Ah ben oui, une usine, bien sûr...

Ah ben oui, une usine, bien sûr...

Le jeu à peine lancé (en solo, même si un mode 2 joueurs existe, mais allez trouver quelqu'un pour jouer avec vous à cela...enfin, quelqu'un que vous voulez conserver dans votre entourage...) que deux ennemis foncent sur le frère choisi. Quoi de plus normal dans un jeu de Tape les tous, me dires vous. Sauf que là, comment dire, il faudrait quand même laisser un peu de temps pour se familiariser avec les commandes. Pauvres, d'ailleurs, les commandes : A pour un coup de point, B pour un coup de pied, et les deux pour un coup de pied sauté. Avec un petit plus, quand saute contre un mur, notre héros rebondit en un coup de pied volant destructeur. Enfin, ça, c'est quand ça marche. En pratique, vos doigts abandonneront rapidement. Pourquoi ? Parce que le tout est très lent. Horriblement lent. En tout cas, beaucoup plus que vos ennemis...ce qui fait que vos 7 vies (oui oui, 7 vies) passent assez vite, à ne pas pouvoir parer (et oui, c'est utile des fois) ni fuir...

L'image est presque classe...oh, un tapis roulant qui sert à rien !

L'image est presque classe...oh, un tapis roulant qui sert à rien !

Au moins, au début, je peux rentrer dans un magasin d'armes. Une accorte demoiselle m'y attend (pendant que les punks/loubards/gros bras-petits cerveaux restent à l'extérieur, après tout ils ne sont pas payés pour entrer), proposant vie, améliorations (pas bien compris en quoi elle consiste) et armes. Et la belle arme que voilà : un bâton. Bon, ça tape, c'est toujours ça. Sauf que passé la première transition d'écran, on le perd...

Premier boss : un gros barbu. Dommage, une barbe punk (un iroquois à l'envers quoi) aurait été drôle !

Premier boss : un gros barbu. Dommage, une barbe punk (un iroquois à l'envers quoi) aurait été drôle !

Bon, vous l'avez compris, ça part mal : la musique est suffisamment moche pour que le jeu permette de la virer sans baisser le son, et dire que le gameplay est perfectible est un euphémisme. Niveau graphismes, par contre, on est plutôt dans la moyenne haute de la machine. Bon, on ne s'emballe pas quand même : oui, c'est beau, mais ça reste 2 écrans par niveau. Beau mais pauvre (encore). Et relativement vide, même si les affiches sur les murs ou les effets de profondeur rendent bien. De temps en temps, des codes de la séries sont repris, mais donnent l'impression que les développeurs n'ont pas compris leur intérêt. Genre, dans la deuxième partie du premier niveau, on retrouve les tapis roulants typiques de la série. Sauf qu'ils ne servent à rien. Vraiment à rien. Les ennemis n'y vont pas, le héros non plus, il n'y a pas de caisse qui roule dessus. Bon, les mecs ont pas compris à quoi ça sert.

Tout ça pour apprendre qu'il faut arriver à pied par la Chine...

Tout ça pour apprendre qu'il faut arriver à pied par la Chine...

Oui, oui, la Chine, on a compris.

Oui, oui, la Chine, on a compris.

Oh, et je vous ai parlé de l'IA ? Ben c'est simple : il n'y en a pas. Les fantômes de Pac Man sont plus intelligents que les ennemis du jeu. Ils ne font que deux choses : aller sur le sprite du héros (bon courage pour les différencier quand 4 perso sont les uns sur les autres) et frapper. De temps en temps on a droit au passage d'une moto, qui se contentera de traverser l'écran tant qu'un coup de pied sauté n'aura pas désarçonné son pilote. Ça ne rattrape pas vraiment le reste...

Oui, la Chine, oui...!

Oui, la Chine, oui...!

Graphismes : 7/10
A peine suffisant

Gameplay : 1/10
Un baffe...

Durée de vie : 1/10
Une deuxième partie ?

Vraiment ?

Son : 2/10

Select pour le couper.

Scénario/Ambiance : 2/10

Des fois, c'est mieux sans

scénario...

 

 

 

 

Combien de méchant chinois ?

Combien de méchant chinois ?

Les Plus :

- Graphismes beaux...

- Un scénario digne des pires nanars (si, c'est une qualité)

- De quoi contenter les curieux se demandant ''qu'est ce qui pourrait être le pire sur GB ?''

Les moins :

- ...mais pauvres...

- Durée de vie énorme : z'êtes pas près de le finir...

- Jouabilité hallucinante de médiocrité

- Environnements vides

 

Bruce Lee, il est petit, z'avez rien compris...

Bruce Lee, il est petit, z'avez rien compris...

Note générale : 2/10

 

Conclusion :

Oui, Double Dragon 3 est un des pires jeux de la Gameboy. Aussi difficile à croire que cela puisse être, étant donné ce nom, d'une popularité qui a traversé les années pour toujours plaire aux fans actuels de Beat'em all (bon, faut voir aussi qu'il y a peu de chose une fois passés Devil May Cry ou Bayonetta...ou God of War, bref que des jeux qu'on ne trouve pas sur console portable Nintendo !). Cette année 1992 marque cependant la fin d'une époque, le début d'une chute longue et douloureuse pour cette série. Un jeu qui aura déçu tout les joueurs y ayant posé les doigts. Enfin, oui, il y a quelques maso accrocs au speedrun qui s'y seront sûrement lancés. M'enfin...fuyez (devant le jeu, hein, pas devant votre ordi). C'est notre seul conseil.

Médiocre jusqu'au bout.

Médiocre jusqu'au bout.

Partager cet article

Repost 0
Published by flappy-spirit
commenter cet article

commentaires

Oli 18/11/2015 05:05

Jamais joué à celui-là... Et je n'y jouerai sans doute jamais ! Déjà, la jaquette invite le joueur aguerri à la plus grande méfiance ah ah ah :

flappy-spirit 18/11/2015 09:16

Je ne suis pas sûr d'y reposer mes pousses, moi non plus !

Présentation

  • : Le blog de flappy-spirit
  • Le blog de flappy-spirit
  • : Flappy-Spirit est un blog de test de jeux de Game Boy, principalement de première génération. Amateurs de vieux jeux ou simples curieux, soyez les bienvenus!
  • Contact

Recherche

Liens