Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 21:46
Test #94 – Final Fantasy Legend (GB)

Année : 1990

Editeur : Squaresoft (Oui, oui, LE Squaresoft)

Genre : RPG (du Meuporg sans la vache)

Plateforme : Game Boy

Speedrun : Oui, là ! (mais un peu court)


Auteurs : Atypique et Flappy

 

SaGa là, c'est une légende !

Une légende, on vous dit. Oui, rien de plus sur le titre. On a l'habitude avec Square en même temps...

Une légende, on vous dit. Oui, rien de plus sur le titre. On a l'habitude avec Square en même temps...

Les RPG’s ont toujours étés synonymes d’aventures palpitantes et prenantes, de fantaisie dans un univers souvent imaginaire.

Y parait que ça donne des ailes...

Y parait que ça donne des ailes...

Ah les RPG’s… rien que le fait de prononcer ce mot (si tant est que cela soit ''un'' mot, qui signifie jeu de rôles chez les grands bretons d'outre Manche) évoque déjà en vous nombre de souvenirs et de moments passés devant votre console, qu’elle soit de salon et même parfois… portable !

Une mutante nommée Flap. Comment ça, ça fait pas rêver ?

Une mutante nommée Flap. Comment ça, ça fait pas rêver ?

A vrai dire, il nous serait en effet très difficile d’imaginer qu'un joueur qui ait pris en main un RPG n’y ait pas passé des heures et des heures entières à y prendre plaisir. Qu’ils soient modernes ou rétro, nombreux son ceux à avoir joué à un RPG ! Et pour cause, ce genre existe depuis l’avènement du jeu vidéo, avec un premier représentant (occidental) en 1976, intégralement en mode texte, avec Colossal Cave Adventure. Même si ce jeu est plutôt considéré comme un jeu...d'aventure (bon ok, on n'est pas allé chercher très loin), de nombreux softs d'abord sur micro-ordinateur au début des années 80 puis sur consoles dès l'avènement de la NES sont sortis. Et ils ne se sont pas arrêtés là : NES ou Super Nintendo, PS One ou PS2, et même aujourd’hui, il n'est guère de machine sans au moins un RPG (pensez, même la Neo Geo Pocket Color, sur laquelle seuls 83 jeux sont sortis, possède ses RPG, avec Faselei! et Dark Arms).

Flappy la mutante, Spirit le lézard, Atypique l'albatros, et BWAH (aucun lien, il est fils unique) l'humain. Une belle équipe de braq'...

Flappy la mutante, Spirit le lézard, Atypique l'albatros, et BWAH (aucun lien, il est fils unique) l'humain. Une belle équipe de braq'...

Si aujourd’hui vous attendez avec impatience le prochain Final Fantasy 15 sur Playstation 4, avec option télé géante en Full HD ou même en 4K avec 60 FPS et des effets hallucinants, sachez que l’on est pas arrivés à ce stade en un clin d’œil. Forcément, il fut une époque durant laquelle les jeux de rôles étaient graphiquement très simplistes et se basaient beaucoup plus sur un scénario longuement travaillé et accrochant que sur des graphismes complexes (on peut comprendre pourquoi il est souvent compliqué de retranscrire la densité d'un jeu ancien avec les supports actuels, avec l'exemple du développement de FF7 remake qui ne met vraiment pas tout le monde d'accord). Par cette époque je veux bien entendu parler des ères 8 ou 16-bits (et un peu 32 aussi), et notamment sur les consoles Nintendo qui ont connues leur paquet de RPG’s souvent d’excellente facture (ils n'étaient pas donnés pour autant !). Parmi eux on peut citer l’irremplaçable Final Fantasy, Dragon Quest, Secret of Mana/Evermore ou même Chrono Trigger (Flappy vient de le finir sur DS, un vrai régal !) et Illusion of Time… la liste est très longue ! Square et Enix (qui s’allieront par la suite, à cause du gouffre économique associé au ratage commercial de Final Fantasy : Les Créatures de l'esprit) étant bien évidemment les principaux artisans de la branche japonaise d’un genre en grande forme sur console Nintendo, cause notamment de reproches faits à la Megadrive sur laquelle les RPG étaient bien plus discrets que sur la concurrence. Notons (Amélie) néanmoins la série Phantasy Star qui, malheureusement, n'a jamais vraiment pu faire face au rouleau compresseur Big N. Les RPG’s ont bel et bien aidé la Super Nintendo à gagner la bataille face à la Megadrive, cette première continuant à recevoir de fabuleux softs même en fin de vie, avec en 1996 de nouveaux invités tels que Chrono Trigger, ou même… Super Mario RPG ! Oui oui même le plombier italien moustachu s’est adonné à la nouvelle mode et tendance des années 90 ! Les descendants de ce sympathique RPG donneront naissance à la série des Mario et Luigi, de très bons jeux sur consoles portables Nintendo.

Et la voilà qui débarque !

Et la voilà qui débarque !

C’est dire à quel point le rôle des jeux drôles (ok, fallait la placer celle là, pas le choix !) a été primordial pour les constructeurs lors de la période de transition à la 3D, assez difficile. Par exemple, le choix de Square d’opter pour la console de Sony (la Playstation pour celui du fond qui ne suit pas) en 1997 pour sortir l’un des jeux les plus attendus de l’époque (oui, encore FF7) a été un coup dur… très dur pour Nintendo qui payera cher ses choix tels que l’utilisation du support cartouche pour sa N64 au moment ou tout le monde ne parlait que du CD-Rom et le retard abusif pris pour sortir sa nouvelle console…  Nintendo perdra sa position de leader pendant plus de dix ans jusqu’à la sortie d’une révolutionnaire Wii… le choix de Square n'est pas totalement étranger à ce résultat.

Un méchant lézard. C'est vraiment méchant !

Un méchant lézard. C'est vraiment méchant !

Sabré par la Flappy !

Sabré par la Flappy !

Découpé au sabre, le lézard ne se reconstitue pas. Non. Mort. Haché. Réduit un bouillie. Bref, j'ai gagné !

Découpé au sabre, le lézard ne se reconstitue pas. Non. Mort. Haché. Réduit un bouillie. Bref, j'ai gagné !

Mais ce que l’on oublie souvent… c’est que les consoles portables ont elles aussi eu droit à leur lot de jeux de rôle. Si aujourd’hui l’explosion a surtout eu lieu sur la Nintendo DS avec les derniers Dragon Quest en date (les sentinelles du firmament), tout à commencé à l’époque du début des consoles portables…Et il n'y a pas eu que Pokémon !

Ouch...cher l'hôtel...!

Ouch...cher l'hôtel...!

Nous sommes en 1989, la Gameboy étant fraîchement sortie, une console révolutionnaire (bon ok pas besoin de la présenter) dont le succès a été immédiat et Square n’a pas trop tardé à s’intéresser à la console de Nintendo, renforçant l'histoire d'amour débutée en 1987 avec la sortie du premier Final Fantasy sur NES.

Une tour ? C'est pas un bigorneau ?

Une tour ? C'est pas un bigorneau ?

C’est ainsi que naquit le jeu Final Fantasy Legend ! Mais ne vous y laissez pas prendre, ce jeu n'est pas un Final Fantasy ! En effet, ce jeu, sorti au Japon en 1989 sous le titre SaGa, fut rebaptisé pour sa sortie aux USA de sorte à profiter de la popularité du titre NES (chose étrange quand on pense que seuls 3 opus sur les 6 premiers sont sortis aux Etats Unis, le succès de la licence n'étant pas suffisant selon Square). Cela dit, nombre des ingrédients qui font la force de la série FF ont été conservés ici : un scénario (en soit, sur GB, c'est déjà chose rare), une bande son marquante et des graphismes à la hauteur. Sur le papier c’est assez intéressant, mais qu’en est-il réellement une fois en main (et en poche) ? Avant d’entamer ce test, veuillez nous excuser pour notre bavardage plus ou moins (in)utile, mais que voulez-vous, quand histoire et nostalgie font bon ménage, difficile de résister...!

Bwah attaque un Zombi. Bweuh...

Bwah attaque un Zombi. Bweuh...

(Atypique) J’ouvre la boite, de ce qui semble être un des derniers jeux Gameboy complets que je possède dans mon placard (la notice a cependant décidé de se faire la malle, et ça fait...mal...), le boîtier (vous savez, le carré de carton beaucoup trop fragile) est assez beau, y sont dessinés un heaume, une épée et un coffre contenant une clef illuminée d'une lueur mystérieuse… c’est avec grande excitation donc que la cartouche est placée dans la console avec deux piles flambant neuves (oui, je joue sur GBC) pour des heures et des heures d’aventures et de mystères... Connaissant la qualité des jeux Square… Vivement !

Ca se voit pas, là, comme ça, mais il manque un bout à la statue. Si si. Faut une histoire, des quètes, du RPG quoi !

Ca se voit pas, là, comme ça, mais il manque un bout à la statue. Si si. Faut une histoire, des quètes, du RPG quoi !

La console allumée, une petite narration vient nous expliquer le scénario du jeu :

"It has been said that the tower in the center of the world is connected to paradise.

Dreaming of a life in paradise, many have challenged the secret of the tower

But no one knows what became of them.

Now there is another who will brave the adventure..."


 

'' Il a été dit qu'une tour au centre du monde est reliée au Paradis.

Rêvant d'une vie au Paradis, nombreux sont ceux qui voulurent connaître les secrets de la tour.

Mais nul ne sait ce qu'il advint d'eux.

Maintenant, un autre brave va se lancer dans l'aventure...''


 

Et l'autre brave, je vous le mets dans le mile : c'est vous !

Un château, un roi, une quète. Ils m'ont foutu dehors, indésirable qu'ils ont dit. Pff...

Un château, un roi, une quète. Ils m'ont foutu dehors, indésirable qu'ils ont dit. Pff...

Un scénario, donc, pas très original, mais, au risque de me répéter et de mettre encore beaucoup trop de virgules dans cette phrase, avoir un scénario sur un jeu Game Boy est déjà chose rare. De fait, un tel scénario reste suffisamment efficace pour inciter les joueurs à se lancer dans l’aventure. Quant à le finir, qu'a donc ce jeu à proposer pour aller plus loin ?

Un gobelin. Pas original, mais efficace. Et mort. C'est bien, mort.

Un gobelin. Pas original, mais efficace. Et mort. C'est bien, mort.

Graphiquement, le jeu fait partie des styles préférés d'Atypique, en formes de briques pixélisées assez simplistes (regardez les captures, faites vous votre idée). L'aventure commence, brutalement, dans un village du Nord. Le monde étant bien fait, c'est ce village qui accueille la Tour, passerelle vers le paradis ! Un village joliment équipé et peuplé, bien que petit : guilde pour recruter les membres de son équipe, hôtel (1G par PV!!!), boutiques...bref de quoi faire ! Si bien plus beau est sorti sur la machine par la suite (Zelda...), gardez bien en mémoire qu'au Japon, le jeu est sorti en 1989, la même année que la GB. Du coup, ben, c'est plutôt beau ! On regrettera peut-être la pauvreté des plaines traversées, très vides...Quelques arbres et rochers, c'était pourtant pas difficile à rajouter, et ça aurait ajouté du cachet !

Ah non, ça vole pas...

Ah non, ça vole pas...

Cachet qui pourrait avoir d'autre utilité. Si le son est acceptable (on a tout de même Nobuo Uematsu à la musique, même s'il ne fait pas de merveille, il a quand même mérité son Bento avec 16 pistes simples, efficaces, mais qui ne marqueront pas) et le gameplay très classique (difficile de foirer le gameplay d'un RPG !), c'est peut-être la difficulté qui rebutera. Les multiples reprises suite aux premiers combats, un brin trop difficiles, risquent d'énerver. Mais, passé cela outre (bon courage à qui relira cette phrase), après une bonne heure, ça se lance pour de bon, et c'est cool ! Notez, comme suggéré un peu avant, que l'on peu se monter une équipe dés le début : n'oubliez pas de le faire (pas comme moi...), ça sera bien plus accessible ! Au menu, quatre membres à choisir parmi différentes espèces : humains, mutants, squelettes, oiseaux, et autres joyeusetés !

Classique indémodable. Il est remort.

Classique indémodable. Il est remort.

On retrouve donc beaucoup de ce qui fait la force d’un RPG Square. Sortant du petit village, vous allez chercher à acquérir les pouvoirs vous permettant d'ouvrir la porte de la Tour. Et avant cela, vous subirez bien d'autres péripéties, notamment le combat contre 3 rois belliqueux, la restauration d'un statue endommagée, etc. Des combats aléatoires en tour par tour se déclencheront, face à de classiques ennemis de fantaisie (Gobelin, squelettes, lézards géants, …), dans lesquels vous ne verrez pas vos personnages, juste l'ennemi et les coups qui y sont portés. Attention, ici, vos armes sont a usage limité : un sabre ne pourra donner que 50 coups avant d'être bon pour la casse (ou le vide sidéral, vu qu'il disparaît). Des pouvoirs se débloqueront avec l'évolution de vos capacités. Il est même possible de changer de classe de personnage ! En effet, parfois à l'issue d'un combat, le monstre vaincu lâchera de la viande. A vous de décider si l'un des membres de votre équipe la dévorera. Il peut ne rien se passer, il peut aussi changer du tout au tout, devenir un monstre ou un slime...bref, le meilleur comme le pire est possible ! Évidemment, vous pouvez aussi tenter de fuir le combat. Mais bon... Hélas, les combats ont tendance à vite être répétitifs, et arrivent bien trop souvent. Parfois, un seul pas suffit à en déclencher un nouveau ! Et pour peu que vous subissiez des pertes, attendez-vous à passer à la caisse : c'est 100G pour ressusciter quelqu'un, avec un seul PV ! Et oui, les pouvoirs divins, ça se paye ! Les objets que l’on ramasse au fil de l’aventure sont très utiles et primordiaux pour la progression, notamment pour les combats. Et oui, une épée rouillée, il faut la changer ! Oh, et une petite chose : on ne gagne pas de niveau dans ce jeu ! L'évolution des capacités dépend de la classe des personnages et des objets qu'ils portent ou qu'on utilise sur eux !

Atchoum !

Atchoum !

Le monde du jeu est un peu difficile à décrire, tant les graphismes sont simples (captures...). Autour de la Tour s'étend une rivière, quelques montagnes et des forêts. Quelques palais également, faut bien rencontrer des boss ! Et du vide, beaucoup de vide. Peut-être un désert ? Les combats ne présentant pas de décors, c'est difficile à dire. Bon, on est sur GB, on ne peut pas non plus en demander autant qu'à une SNES !

Ni Atypique, ni Flappy n'ont terminé le jeu jusqu'à présent (Flappy a passé plus de temps sur le deuxième épisode), ce qui rend la détermination de la durée de vie délicate. Cela dit, après quelques heures de jeu, et ne l'ayant pas finis, on peut déjà dire qu'il est l'un des plus longs de l'époque. Pour dire, le jeu dispose même d'une pile de sauvegarde ! Ca a l'air bête, dit comme ça et surtout pour une RPG, mais c'est probablement l'un des premiers jeu de GB à proposer cela ! On peut estimer sa durée de vie à 10-15h (merci Nubs !), augmentée par une certaine rejouabilité liée aux différents protagonistes que l'équipe peut contenir. De quoi faire passer tout un jeu de piles !

Graphismes : 6/10

Sauvés par les ennemis

Gameplay : 7/10

Classique, avec un petit plus pour les classes

Durée de vie : 8/10

Point fort de tout RPG !

Son : 6/10

Ecoutable, mais pas mémorable

Scénario/ambiance : 8/10

Un scénario classique, dans un

univers qui l'est tout autant.

 

Les plus :

- Une excellente durée de vie.

- Une aventure excitante au suspence insoutenable.

- Une gestion et une tactique très présentes.

Les moins :

- Graphiquement vide et manquant cruellement de détails.

- Combats plutôt répétitifs.

 

Note Finale : 7/10

 

La première apparition des RPG Square sur Gameboy n’aura pas été sans défaut, notamment avec ses environnements trop vides et un scénario qui, certes, existe, mais manque de panache. Mais Final Fantasy Legend n’est pas un mauvais jeu, loin de là ! L'un des premiers RPG sur GB, il rencontre un succès notable au Japon et aux US, succès mérité mais également justifié par l'absence de concurrence. Avec une aventure de taille et une durée de vie honnête, préférez cependant l'émulation au support original : vous pourrez accélérer les combats (et dépenserez moins en piles). Vous aimez les RPG, même un peu arides ? FFLegend saura vous satisfaire. Jusqu'à rencontrer l'épisode suivant...

 

A pu cerveau...

A pu cerveau...

Partager cet article

Repost 0
Published by flappy-spirit
commenter cet article

commentaires

Martine 11/07/2016 15:23

Coucou,
Vous avez parfaitement raison, ce RPG est très captivant et je pense qu’il a conquis pas mal de gamers. Les graphismes sont bien soignés et on a eu droit à des aventures impressionnantes.

Présentation

  • : Le blog de flappy-spirit
  • Le blog de flappy-spirit
  • : Flappy-Spirit est un blog de test de jeux de Game Boy, principalement de première génération. Amateurs de vieux jeux ou simples curieux, soyez les bienvenus!
  • Contact

Recherche

Liens