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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 20:31

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Année : 1993

Éditeur : Virgin Interactive

Genre : Action/plateforme en pièces détachées

Plateforme : Game Boy

Speedrun : Non

 

Auteur : Flappy

 

Promo rayon conserves : 2 boites pour le prix d'une !

 

C'est connu, un jeu tiré d'un film, c'est souvent mauvais. Alors, imaginez quand le jeu est tiré de DEUX films ! Alors oui, je vois le cancre du fond lever la main pour la première fois de l'année (pas trop tôt, on est en juillet...), prêt à me parler d'Alien VS Predator, reconnu comme une franche réussite. Mais là...non. Mais alors, pas du tout !

 

RoboCop-vs.-The-Terminator--Europe-_01.png

Un tête à tête d'antholo...très dispensable

 

 

Si l'idée de base, réunir deux des robots les plus connus du cinoche (manque celui de Metropolis (non, pas Superman, celui de Fritz Lang (non, pas Jacques (ça suffit oui?)))), n'est pas mauvaise, elle semble coûter bien trop cher pour engager des programmeurs. En plus, c'est même pas leur idée, car c'est surtout l'adaptation d'un Comics (de Frank Miller svp, le mec à l'origine de Sin City ou encore de 300!), dont le scénario laisse traîner quelques brides sur Internet. En gros, Robocop va aider John Connor à sauver l'humanité des Terminators, qui ont été créés par Skynet, la boite qui a mis le cerveau d'un Alex Murphy en mauvais état dans le crâne du célèbre RoboKeuf.

 

250px-Robocop_VS_Terminator.jpg

C'est peut-être pas si mal, comme ça.

 

RoboCop-vs.-The-Terminator--Europe-_02.png

Correction : c'est une canette.

 

 

Et le jeu, il dit quoi ? Après avoir étalé une bonne dizaine d'écrans de pub (ben oui, des films, des comics, tous ça, faut en parler), le jeu démarre directement, sans menu, rien. Enfin, si, le titre du premier niveau (Détroit : en patrouille), avec un Robocop version canette de soda complètement difforme se mouvant d'une démarche lente et pesante, qui a admirablement été reproduite dans le jeu, dans le pur soucis de vous empêcher d'éviter les agressions des ennemis dont regorge toute ville de film de SF (en flamme) des années 80 digne de ce nom. Et je crois que je viens d'écrire une phrase de 4 lignes, ça va les yeux ?

Bref, avant d'allumer la lampe de bureau et de le faire passer aux aveux, un court extrait de ''gameplay'' pour bien apprécier ce qui nous attend.

 

 

 

 

Alors, le cancre du fond, tu n'as rien à dire ? Ah...il dort. Je m'en charge alors.

  1. C'est lent.

  2. Les graphismes ne sont pas vraiment laids hein....enfin, ça ressemble à cuthroat Island mais avec des fissures...

  3. J'adore mettre en pause pour entendre les notes qui frisent, c'est mon pêcher mignon (c'est con, je sais).

  4. Les programmeurs n'ont jamais, jamais entendu parler de Newton, de la gravité, de ces histoires absurdes d'accélération, et j'en passe. Robocop, quand il saute, la vitesse d'élévation est constante, puis il freeze pendant quelques frams, et retombe à vitesse constante (la même que celle qui lui a permis de s'élever). Sinon, ça faisait presque 10 ans que Mario  était sorti sur NES.

  5. Il m'a été impossible d'éviter le tir du mec à la fenêtre (oui, c'est à cause du point 1).

 

Et encore, là, c'était le tout début du jeu. On rencontre ensuite les premiers ennemis. Comme de bien entendu, il s'agit principalement de punks armés, peut-être la raison pour laquelle TOUS les bâtiments sont en feu. Au point qu'il faille passer par les égouts, où l'on trouve des trucs qui doivent figurer des araignées géantes (rappelez-moi de ne jamais foutre les pieds à Détroit) mais qui ressemblent surtout à l'espèce de main qui sert aux aliens à se reproduire dans...ben, Alien. Et puis, les égouts de Détroit, ils sont profonds hein. Si on tombe dans l'eau, c'est la mort assurée. Nager ? Allons, mon bon monsieur, quittez cette classe et cessez de dire des sottises. Le métal, ça rouille. Et puis, l’arme la plus cher et techno-truc de l'armée américaine n'aurait pas perdu de temps à apprendre à nager ou à être waterproof...

Ce qui nous permettra également d'assister à de dérangeantes démonstrations d’agilité, nous rappelant l'état du pauvre Alex sous cette peau de métal...

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 03

Le punk, lie de l'humanité

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 05   J'aurais préféré les crocodiles...

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 07

Manque plus que les piranhas

 

 

Mais c'est en arrivant au niveau 2 qu'on se rend compte qu'au niveau 1, on était gâté ! L'usine de robots qui sert de lieu de déchaînement au flic à gentes métallisées est vide, buggée (j'ai subit plusieurs glitchs que je n'ai pus saisir sur le moment) et occupée de petits robots mignons produisant des bips stridents à chaque apparitions. Méritent leur bastos ceux-là...

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 08

Ca aurait été plus simple de tous laisser blanc

et de mettre la sortie tout de suite...

 

 

Et sinon, comment pourrir encore plus un pseudo jeu de plates-formes quand on a déjà un gameplay bancale ? Simple : des tapis roulants et des plates-formes mouvantes. Un pur bonheur. Oh, et les chemins bien tordus qu'on essaye plusieurs fois, alors qu'en fait ils servent juste à récupérer de la barre de vie ? Bien sûr, on perd une ou deux vies (et accessoirement, on recommence au début du niveau à chaque fois) pour les atteindre, ces bonus inutiles...Et les ennemis qui réapparaissent à chaque fois qu'on revient sur nos pas, la petite touche de professionnalisme du développeurs haineux ! Et à la fin, suite à un calvaire sans nom, on se bât contre un premier Terminator d'une nullité rare. Il est déguisé en humain, on a donc droit à un strip-tease robotique au fur et à mesure de la bonne quarantaine de balles nécessaires à sa destruction.

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 09

Les lunettes de soleil, indispensables en intérieur

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 10

Début d'un sensuel effeuillage

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 11

Bottom-less

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 12

Encore une mannequin des pays de l'Est :

la peau sur les os !

 

 

La suite nous mène dans les retranchements les plus profonds de l'usine, jusqu'à sa salle des ordinateurs (20 ans en arrière, je vous rappelle). Cette salle est en soit une performance technique hors du commun, encore plus pauvre que l'usine elle-même. Dingue.

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 13

A l'image de l'ordinateur dans le robot...

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 14

Voyage temporel

 

 

La fin de ce niveau nous mène à un téléporteur temporel qui ressemble à une...fraiseuse...normal...On se retrouve donc dans le Los Angeles du futur. Il semble dont qu'on se soit aussi téléporté dans l'espace. Le niveau est nul : je me suis contenté d'avancer tout droit en appuyant régulièrement sur le bouton de tir, et après un boss minable, c'était fini.

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 15

Le futur. C'est beau.

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 16

C'est quoi ce truc ?

 

 

Après ça, direction le Skynet du futur, d'abord un couloir rempli de robot, puis...quelque chose qui ressemble à l'intérieur d'un vieil ordinateur. Bizarre...

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 17

Un couloir...encore une référence à Alien?

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 18

Des circuits imprimés ? C'est primaire, le futur...

(nota : j'aurais pu parler des "circuits déprimés"...!)

 

 

Et c'est ce dernier niveau qui aura raison de la boite de conserve étoilée : des plates-formes mouvantes au-dessus du vide, impossibles à passer, horribles. Et je n'ai tué qu'un seul Terminator. Jeu de m***.

 

 

Graphismes : 5/10

 

Si l'on oublie les mini-cinématiques de début de niveaux présentant un Robocop cannetoïde, les graphismes du jeu s'amenuisent au fur et à mesure que le jeu avance, manquant soit de personnalité, soit d'existence...

 

 

Gameplay : 3/10

 

2 tirs différents (si on attrape une amélioration) et 2-3 mouvements en plus de marcher (sauter, se suspendre, monter aux échelles). On va dire que ça, ce sont des qualités. Parce que le reste, avec une lenteur affreuse, des sauts mal gérés, et parfois la simple absence de ''jeu'' (j'avance, je finis le niveau). Complètement raté.

 

 

Durée de vie : 5/10

 

Je ne sais pas combien le jeu compte de niveau. Il n'est pas vraiment dur, juste frustrant et crispant. S'il fait sa douzaine de niveaux, il pourra se finir en, disons, 40 minutes bien tassées si l'on connaît bien le jeu. Mais faut le vouloir, quand même.

 

 

Son : 3/10

 

Une seule musique durant moins d'une minute, codée avec les pieds histoire d'avoir des notes qui sonnent pendant la pause. On baisse le son peu à peu. Puis on met un CD. Les bruitages ? Ils participent à la baisse de son, activement, même !

 

 

Scénario/Ambiance : 5/10

 

Malheureusement, ça aurait pu être un très bon point, car on sent que les niveaux suivent une logique scénaristique. Une petite explication avant chaque niveau aurait été bienvenue...Pour l'ambiance, à part quelques rares moments qui nous rappelle que Terminator participe au jeu, le reste est assez faible en intérêt.

 

 

Conclusion

 

Les plus

 

- Deux robots mythiques

(qui ont donc cherchés à se rencontrer)

- Un strip d'un Terminator

- Je trouve pas...

Les moins

 

- Une maniabilité à l'insupportable lenteur

- Les bruitages des robots !

- La tronche de canette de Robocop

- Tué par une plate-forme...

 

 

Note générale : 3,5/10

Reprendre deux univers de SF et oublier de les montrer, ça part déjà mal. Puis on rajoute une maniabilité codée par un chimpanzés, et une musique composée par un babouin. Au final, on y va avec ses gorilles pour finir le travail. Et même le cancre du fond n'a rien à y redire. Zut.

 

RoboCop vs. The Terminator (Europe) 19

Jusqu'au boutiste !

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Published by flappy-spirit - dans test
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commentaires

Mugiwara 10/09/2013 17:36

C’est sans aucun doute l’un des rares jeux auquel je n’ai pas pu accrocher au temps de la Gameboy.

flappy-spirit 11/09/2013 09:28



Ca n'est effectivement pas évident....!



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