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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:16

boitier.JPG

 

Année : 1992

Editeur : Konami

Genre : Shooting

Plateforme : Game Boy

Speedrun : non

 

Auteur : Flappy

 

 

Il arrive que l’élève dépasse le maître.

 

Parodius_000.pngLe ton est déjà posé

 

 

Au début des année 1990, deux franchises se partagent le marché des jeux de shoot en scrolling horizontal façon SF : R-Type pour Irem et Gradius pour Konami (dont le portage Game Boy est appelé Nemesis). Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui est une parodie de Gradius (dont le nom est on ne peut plus recherché, Parodius étant une contraction de Parodie et Gradius, ceci marchant aussi bien en français, anglais que japonais ( ??)), et lui est, du moins pour la version Game Boy, de très loin supérieur !

 

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Nemesis

Parodius_002.png

Parodius

Des similitudes ? Roh, si peu !

 

 

Le jeu vous met donc aux commandes d’un…truc qui vole dans l’espace, avec pour unique but de dézinguer du méchant. Ben oui, hein, déjà l’original n’avait que ça à proposer comme scénario, il n’y a pas de raison que la parodie propose plus ! Vous avancez donc de niveaux en niveaux, tous plus ridicules les uns que les autres. En effet, là où Nemesis propose des environnements oppressants, lourds (même sur Game Boy), Parodius, lui, propose des environnements tous plus loufoques les uns que les autres : île des pirates, cirque, parc d’attraction, vaisseau Moai géant (délire partagé entre R-type et Gradius, en effet dans Gradius un ennemi récurant dans les différents jeux et le Moai, la tête de l’Île de Pâques (faut pas chercher à comprendre, il y en a aussi dans Super Mario Land), et R-type propose au moins une fois par jeu de détruire un vaisseau géant à l’aide de vos petits lasers, ici on a donc la fusion des deux…), flipper, etc…

 

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Y a pas à dire, ça en jette !

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Attention, arbre méchant !

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Coincé dans les douches…

 

 

Chacun de ces niveaux est terminé par un boss, dont pas un ne rattrape les autres…Certains niveaux ont même un petit boss, au milieu. On se retrouve à se battre face à un bateau-chat, un volatile américain, une « belle » danseuse des îles, des bouches ou encore un poulpe géant.

 

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Qui a dis que les chats

n’aimaient pas l’eau ?

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Ennemie invincible, il faut passer

entre ses jambes en attendant

qu’elle parte. Difficulté : garder le

contrôle et éviter de lever les yeux

lors du délicat passage…

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Toi j’vais t’plumer !

 

 

 

Afin de surmonter toutes ces épreuves, vous disposez de quatre vaisseaux. Le premier, Vic Viper, est le vaisseau que l’on contrôle dans Nemesis, et il possède les mêmes capacités. Viennent ensuite Octopus, une pieuvre volante avec un casque sur la tête, Thin Bee, une abeille (à priori) qui ressemble à un vaisseau légèrement obèse (mais pas vraiment à une abeille…ou alors elle a perdu sa taille de guêpe ! (**humour**)) et enfin Pentarou, le pingouin. Quelqu’un veut de la logique ? Non ? Tant mieux, on n’est pas là pour ça !

 

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Et tout devient possible

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Boosté à bloc !

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Des fois, on se sent puissant 

 

 

A cela s’ajoute une infinité de continus qui permettront de passer toutes les épreuves, quelles qu’elles soient.

Et à la fin, il y a une fin. Sans queue ni tête, normal. Enfin je suppose.

 

 

Graphisme : 10/10

 

Y a pas à tortiller, c’est magnifique. Les boss sont gros et détaillés, les animations passent très bien, les environnements variés et décalés. Une superbe performance.

 

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Le Moai géant

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et se femme

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qui crache des missiles Moai…

(pourquoi pas ?)

 

 

 

Gameplay : 9/10

 

Calqué sur celui de Nemesis, on commence avec un vaisseau nul (un tir simple, lent, pas de protection), et à force d’éliminer des ennemis, on récupère des bonus qui permettent de choisir une amélioration (un bonus = vitesse augmentée, 2 bonus = missiles, 3 bonus = tir amélioré, etc…). Beaucoup d’améliorations sont possibles, et on se retrouve à la fin (tant qu’on survit) avec un vaisseau entouré de 2 satellites tirant lasers, missiles et bombes, le tout protégé par un bouclier. A voir qu’en plus, les améliorations sont différentes selon le vaisseau utilisé. Il est possible de trouver des bombes détruisant tout ennemis à l’écran (sauf les boss). Une chose a été rajoutée par rapport à Nemesis : les cloches. Les cloches apparaissent de même manière que les bonus (en tuant des ennemis) et on des effets différents selon leur couleur (que l’on peu changer en tirant dessus) : la cloche grise rapportera des points (chouette !), la cloche noir aura l’effet d’une bombe que l’on déclenchera au prochain tir, la cloche rayée fait grossir le vaisseau, lui conférant une invulnérabilité temporaire, et la cloche blanche permet de récupérer trois tir de barrage, il s’agit en fait de 3 mini-vaisseaux, lancés en tirant, et faisant une barrière destructrice. Très utile contre les boss !

 

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Les mini-vaisseaux

(le boss dérouille méchamment)

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Un cochon spatial lanceur de

missiles (si si !...)

Parodius_026.png  Bloqué dans un flipper,

mais avec un bouclier (svp)

 

 

Durée de vie : 6/10

 

C’est probablement le gros point faible du jeu. Forcément, avec des continus infinis, plus rien n’est vraiment un obstacle, et les niveaux se traversent avec une relative aisance (bien que la plupart des boss demanderont un bon nombre de continus…ou alors seront vaincus sans se défendre (ils ont pas tout compris chez Konami !)). Pour le test, j’ai terminé le jeu (en facile) en à peine plus d’une heure. Cependant, on pourra y revenir, profiter de la beauté des graphismes et de l’ambiance complètement décalée (c’est sur qu’à l’époque des consoles HD, la beauté des graphismes d’un jeu Game Boy risque d’être remise en question…)

 

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Sérieusement, c’est quoi, ça ?!

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Des bouches envoyant desdentiers

sur fond de french Can Can

(un des pires boss du jeu !)

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Le Konami fatal…

(jouez, vous comprendrez)

 

Des boss hauts en couleur…euh non…enfin bref vous avez compris !

 

 

Son : 8/10

 

Autant être clair ici, la musique n’est pas du tout originale. Dans « originale », il faut comprendre « nouvelle ». En fait, tous les thèmes sont tirés soit d’autres jeux (principalement gradius) soit de musique classique ou de film, le tout pour rester dans un cadre humoristique. Par exemple, l’arrivée du bateau-chat qui sort de l’eau est accompagnée du thème des dents de la mer. Et pour accompagner les niveaux, quelques vieux inconnus dont la musique est tombée dans le domaine publique (pratique) : Strauss, Beethoven, Tchaikovsky, et plein d’autres. Et pour le coup, le processeur sonore de la Game Boy s’en tire très bien. Les bruitages sont honnêtes mais ne resteront pas dans les mémoires.

 

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Le flippant boss du flipper

 

 

Scénario/Ambiance : 10/10

 

J’introduis dans ce test la notion d’ambiance, à ajouter au scénario, bien souvent inexistant dans les jeux de Game Boy. Ca permettra, par exemple, de donner une bonne note à un Mario dont le scénario est d’une originalité telle qu’un enfant de 4 ans aurait pu l’écrire (si si, l’écrire, à 4 ans), mais dont l’univers complètement décalé mérite d’être relevé.

Ici, c’est clairement l’ambiance qu’il faut mettre en avant, le scénario étant encore plus inexistant que dans Mario (il n’y a rien on vous dit !). Complètement délirante et assumée pendant tout le soft, le tout bourré de références et d’humour, une des meilleures ambiances de jeu GB !

 

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Le boss final…comment dire…il n’attaque pas…

 

 

Conclusion

 

Les plus

 

- Très beau

- Bonne musique

- Gameplay efficace et varié

- Ambiance délirante

- Assez simple pour ne pas faire de crise de nerf

Les moins

 

- Trop court

- Pas de musique originale

(qui sait, ça aurait pu être encore pire/mieux ?)

 

 

Notre générale : 9/10

 

Probablement le meilleur jeu de shoot sur Game Boy, voir un des meilleurs jeux de Game Boy tout court ! Des graphismes magnifiques servis par une ambiance délirante et assumée tout au long des différents niveaux, un gameplay efficace, varié et évolutif. Même la musique participe à l’ambiance barrée du titre. On regrettera peut-être une trop grande simplicité, due au nombre de continu infini, réduisant alors la durée de vie, mais on pourra y revenir, pour le plaisir, simplement !

 

Parodius_010.png

On ne compte plus le nombre

de fois où l’on voit ça !

Parodius_030.png

La cinématique de fin

(plus ou moins)

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Published by flappy-spirit - dans test
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commentaires

ratach 29/06/2012 11:07

bon test et jeu génial mais pour les graphismes,meme si ils sont trés beaux,chikyuu kaihou gun ZAS fait il faut le dire,une merveille techenique dépassant largement parodius,mais le jeu ultra dur a
trouver :/
donc autant prendre ce parodius qui est effctivement énorme. :p

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