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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 17:47

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Année :1995

Editeur :Nintendo

Genre :Plateforme (oui, encore)

Plateforme :GB mais cartouche jaune banane !

Speedrun :http://tasvideos.org/2405M.html


 

Auteurs :Atypique et Flappy


 

Lui apprend-t-on à faire des grimaces ?


Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_01.png

Tu touches pas à nos bananes.


 

Nous sommes en l'an de grâce 1994, la guerre des consoles fait encore rage entre Sega et Nintendo mais approche de sa fin, Sega venant de passer à la Next-Gen avec la Saturn (au Japon), en même temps qu'un petit nouveau s’apprêtant à révolutionner le milieu avec sa PS1. Mais Nintendo l’a décidé (ou subit), il faudra encore attendre avant une nouvelle console. Décision est alors prise de sortir un des jeux qui va marquer l’histoire, celui qui va donner l’avantage définitif à la Super Nes face à la balbutiante concurrence Next-Gen et la mourante Megadrive. Un hit : Donkey Kong Country !


donkey-kong-country-snes-cover-front-eu-32727.jpg

Sur GB, on va à gauche,  alors que sur SNES, on va à droite.

A chacun son bord politique...


 

Pour rappel, Donkey Kong, DK pour les intimes (sans aucun rapport avec le café), est premièrement apparu en 1981 en Nemesis d'un certain Jumpman, charpentier de son état qui, après une restructuration interne, décidera de se mettre à la plomberie et de changer de nom. Il s'appellera alors Mario. Le jeu de 1981, ressorti sur GB  quelques 13 ans après, place DK en ennemi voleur de petite amie. Dans DK Country, il semble que le DK utilisé soit le petit fils du DK original, et donc le fils de DK Junior, sorti peu après Donkey Kong (le jeu de 81 donc). Et pour mettre ça en place, Nintendo fait appelle aux (perfides !) anglais de Rare. Ce nom vous dit quelque chose ? C'est normal, outre la réhabilitation de DK, ces petits gars ont fait Killer Instinct, Golden Eye 007 (qui a été pour le FPS console ce que Mario 64 a été pour la plate-forme 3D), Banjo-Kazooie, Perfect Dark ou encore Conker.

 

Goldeneye-007.jpg

Mines de proximité

(et un peu plus)

RarewareLogoOld.jpg

killer_instinc_av_0.jpg

L'in(te)stinct du tueur

(à en rendre les tripes ?)

 


 

Le jeu a été acclamé par les critiques, doté de graphismes hallucinants pour l’époque (en 3D pré-calculée générée sur station Silicon Graphics, les mêmes que pour Jurassic Park !), d’une durée de vie exceptionnelle (pour un plateformer) et d’une bande son saisissante, les possesseurs de Megadrive n’en croyaient pas leurs yeux et ont tout fait pour échanger leur MD contre une Super NES à l’époque, la Saturn encore bien jeune ne proposant pas de vraie révolution technique, contrairement à la PS1, orientée vers un public plus mature.


 


 

Voici, en somme, ce que ce jeu a pu faire à l’industrie vidéo-ludique de l’époque. Et maintenant partons pour 1995. Les consoles Next Gen arrivent enfin en Europe et aux US, mais n’en sont toujours qu’à leurs début. Nintendo décide alors d’adapter son nouveau jeu phare sur… GameBoy ! Plusieurs raisons à cela : capitaliser sur ce nouveau succès, relancer une GB fatiguée (Pokémon ne sortira qu'en 1996 au Japon) dont la nouvelle mouture Pocket s’apprête à sortir et...compenser l'incommensurable échec du Virtual Boy, machine bien trop en avance sur son temps (20 ans après, la réalité virtuelle commence tout juste à se développer de façon potentiellement pérenne via, entre autre, l'Oculus Rift). En somme, DK va surtout servir de remède miracle à cette fatigue, en attendant Pokémon !

 

Donkey Kong Land (USA, Europe) 03  Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_19.png

Un bateau échoué entre une montagne eneigée et une jungle. Normal.


 

Le nom de cette adaptation portable : Donkey Kong Land. Et oui, comme pour Mario, passé de World à Land entre SNES et GB, la Country de notre DK devient simplement Land. Vu les noms que prennent les jeux Mario aujourd'hui (en 2015), doit on s'attendre à un New Super Donkey Kong Country U 2 : Ocean Size Volcanic Island. Avec ça, on devrait pouvoir s'amuser (ouais...!) !


 


 

Bon, finis les histoires, passons maintenant aux choses sérieuses. Il faut savoir que pour adapter n’importe quel jeu Super NES sur GameBoy, on a recours à une dégradation sérieuse de plusieurs détails : les graphismes et la bande son en premier lieu, limitations 8-bits obligent. Imaginez alors ce qu'il faut faire lorsqu'on s'attaque au plus beau titre de la SNES ! La Game Boy n’est pas capable de faire tourner un tel monstre, Nintendo et Rare le savaient très bien.

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_04.png

DK !

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_05.png

DK ?

Donkey Kong Land (USA, Europe) 06

Diddy !

 


 

Malgré tout, un essai fut tenté quant aux graphismes : ils restent en 3D pré-calculée, avec une finesse assez incroyable pour ce support, permettant de conserver l'esprit du nouveau concept de la série. Malheureusement, ces graphismes prévus initialement pour un système affichant 256 couleurs par écran, sont maintenant assez difficiles à apprécier, la GB ne pouvant afficher plus de 4 teintes différentes. La dégradation graphique n'est donc pas tant sur la qualité esthétique que sur la lisibilité de l'écran. A voir également que les niveaux ont été modifiés, afin de faire de DK Land un jeu original, et non pas une simple copie.

 

Donkey Kong Land (USA, Europe) 08

Et vous vous plaignez

de la nage 3D...

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_09.png

T'as une bonne tête de

Kong tiens...

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_12.png Cheeta ?

 

 


 

Pour la bande son, elle est bonne, sans être exceptionnelle, mais moins attrayante que celle de DK Country. Certains morceaux sont très bons, d’autres de véritables casse-têtes (surtout les morceaux vers la fin du jeu). En réalité, les problèmes liés au son viennent plus d'une certaine gourmandise de la part des programmateurs, certains éléments musicaux disparaissant en fonction des bruitages utilisés... !

 

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Un petit tou à la montagne ?

 

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_11.png

Saloperie de presque

invincible guèpe !

 

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Un pièce chopée, une

vie gagnée !

(vendeur, non ?)

 


 

La jouabilité elle aussi est également moins bonne que celle sur SNES. Bien que contrôler son personnage reste assez confortable, une très grande précision, notamment lors des sauts, sera nécessaire. Car avouons le tout de suite, le jeu est vraiment dur ! Il ne sera pas toujours simple, et parfois même tout simplement mortel, de sauter ou rouler sur les ennemis rencontrés, troupes d'une nouvelle tête couronnée (non, Mario n'est pas le méchant, et il n'a pas épousé Peach après avoir sauvé Daisy et l'avoir trompée avec Pauline) : King K Rool, le roi crocodile. Ah oui et en parlant d’ennemies, ces derniers ne se distinguent pas toujours du décor, graphiquement trop riches, et deviennent parfois difficiles à repérer, comme un soldat camouflé en pleine Jungle (un indice : si ça bouge, c'est méchant!). Et pour une fois ce n’est pas une façon de parler, tout ceux qui ont vu le bel écran si peu lumineux de la Gameboy me comprendront. Ou bien lorsque vous êtes sous l’eau (dans le jeu, hein, ou alors ''vous jouez où avec le votre ?'' vous a sacrément touché !), il vous faut vraiment faire attention et se déplacer prudemment, l'inertie du personnage étant digne de son imposante stature. A noté que DK ne fait pas cette aventure seule, mais accompagné de Diddy Kong, accessible à la simple pression du bouton select, ou servant de point de vie : si DK est éliminé, c'est Diddy qui prend sa place, et réciproquement. Fort heureusement, il est possible de récupérer l'un au l'autre grâce à des tonneaux DK disséminés tout au long des niveaux. A l'époque, Diddy me semblait plus jouable que DK, son sprite étant bien plus svelte, mais il n'en est rien. Si les animations sont différentes, la physique des personnages, elle, reste inchangée.

 

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Un petit tour en bateau ?

 

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Et mon régime, alors ???

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_20.pngIl n'y a pas que Pink Floyd

pour ça...!

 


 

Coté durée de vie on rétrograde toujours un peu, comparé à la Super Nintendo, mais les niveaux sont nombreux et assez variés. Comptez 5 à 10h pour en faire le tour, ce qui n'est pas mal pour un jeu Gameboy. Ajoutez à cela les bonus à récupérer pour finir le jeu à 100% (les KONG), et vous obtenez une bonne raison de jouer pour ceux qui cherchent un jeu qui est tout sauf court.


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Premier boss : une petite raie volante.

Décevant. Trop de points de vie. Arg...


 

Graphismes : 7/10


 

Note délicate s'il en est. En effet, ils sont d'une beauté et d'une richesse particulièrement rare sur GB. Mais cette richesse est aussi un défaut, quand elle nuit à la lisibilité. Fort heureusement, ces problèmes de lisibilité s'amenuisent au fur et à mesure de la progression du jeu, que l'on s'y habitue, ou que les niveaux soient urbains ou enneigés.

A noter la possibilité d'avoir un beau contour d'écran, toujours en 3D pré-calculée, lors de l'utilisation du super GB sur SNES. Une 3D qui rappellera aux plus anciens l'époque DKTV sur France 2...

 

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Petit appartement dans

gentil lotissement.

Pas cher.

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_23.png

Un petit tour dans un

temple ?

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_17.png

Un petit tour dans...

Oui bon ok on a

compris...

 


 

Gameplay : 6/10


 

Diversifié, que l'on soit à pied, dans l'eau, sur un animal (et oui, il est déjà possible de chevaucher Rambi le rhinocéros ou Espresso l'autruche (du coup...ben...chevaucher est pas vraiment le bon mot mais bon)), sur la neige ou dans un immeuble plaqué à côté d'un vieux temple gréco-incas, il n'en est pas moins imprécis. Ou plutôt, plombé par une inertie désagréable. Mais une fois cette inertie domptée, le jeu devient plus plaisant !

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_07.png

Attaque Coud'corne

 

Donkey Kong Land (USA, Europe) 18

On avait pourtant dit,

aucun rapport avec le café !

 


 

Durée de vie : 7/10


 

Une bonne durée de vie, indéniable point fort de la série : des heures et des heures de jeu vous attendent.


Donkey Kong Land (USA, Europe) 14

Prends en de la graine, Pokémon !


 

Son : 6/10


 

Si certains morceaux sont vraiment énormes, d’autres devront encore vous obliger à prendre l’habituel médicament recommandé (exclusivement pour certains jeux) par le blog Flappy-Spirit : L’Aspirine ! A noter que les bruitages sont assez bons.


 


 

Scénario/Ambiance :7/10


 

Si l'on en croit le livret du jeu (n'attendez pas d'explications in-game...), cet épisode se passe juste après l'épisode Country sur SNES. DK et Diddy discutent avec Cranky Kong (le DK original) de leur aventure SNES-esque. Ce dernier admet que leur aventure est une réussite – ils ont récupéré les bananes volées par King K Rool - mais que ça n'a réussi que parce que, franchement, sur SNES, c'était juste des beaux graphismes, et puis de nos jours les enfants achètent n'importe quoi, pas comme de mon temps quand on jouait sur Arcade en 81, merde salauds de jeunes. Alors que nos deux amis défendent comme ils peuvent leur jeu, Cranky les mets au défi d'être les héros d'une aventure sur un système noir et blanc 8-bits. La GB quoi. Et puis, histoire de faire original, on reprend le même ennemi, et il vole les mêmes bananes. Sauf que cette fois, c'est Cranky qui l'appel (à coup de bananophone) pour qu'il vienne voler ces bananes de nuit. Salaud de vieux...

On le comprend, les gars de Rare sont vraiment britanniques, avec l'humour que cela sous-entend. Et c'est bon, aussi stupide que ça paraisse !


 

 

Les Plus :


 

- Graphismes au sommet pour la Gameboy

(à la mode, ici, en ce moment !)

- Bonne durée de vie

- Cartouche jaune avec vrais morceaux de

banane dedans !

Les moins :


 

- Des soucis de lisibilité

- Une infâme inertie

- Salaud de vieux !

 

 

 

Note Générale : 7/10

 

Si cette note peut paraître sévère, elle est néanmoins justifiée par des soucis de lisibilité accompagnés d'une jouabilité bien perfectible. La comparaison a été faite de nombreuses fois de ce test entre DKC et DKL, et ce dernier souffre de cette comparaison. Bien évidemment, que le jeu portable soit inférieur au jeu salon n'est en rien une raison pour en réduire la qualité (ou alors, je retourne sur ma 3DS, na...d'ailleurs il est sorti sur la console virtuelle !). Mais cet opus GB souffre, finalement, d'un désir de vouloir faire trop. Trop réaliste pour la physique (une inertie insupportable). Trop détaillé pour les décors. Trop d'instruments dans les mélodies. Finalement, on regrettera surtout que l'humour mis en avant dans le livret ne se retrouve pas tant que ça dans le jeu !

Mais rassurez-vous, l'aventure ne s'arrête pas là. Deux autres jeux suivront, et là, si DK continue d'apposer son sceau sur le titre des jeux, il laissera la place à d'autres personnages !

 

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_02.png

Aïeuh !

Donkey-Kong-Land--USA--Europe-_24.png

Bras...cassés ?

 


 

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Published by flappy-spirit - dans test
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commentaires

Martine 07/07/2016 14:57

Bonjour,
Donkey Kong Land est un des jeux me rappelant mon enfance ! Je pouvais passer des heures à m’éclater avec ce divertissement et c’était une expérience très agréable.

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