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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 23:09

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Année : 1996

Editeur : Ubisoft

Genre : Course

Plateforme : Game Boy

Speedrun : non

 

Auteur : Flappy

 

 

Ou comment voler à Tonton Nintendo une idée qu’il n’a pas osé réaliser.

 

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Comme un air de famille

 

 

 

Street Racer. On a ici deux mots, et on va tout d’abords commencer par les expliciter. Le plus simple déjà, Racer. On a donc visiblement un jeu de course. Jusque là, rien d’exceptionnel. Street ensuite. La rue. Dans les jeux vidéo, la rue évoque la violence. Prenez par exemple Street of Rage, un Beat’em all, ou le très connu Street Fighter, pur jeu de baston ou l’unique objectif et de couvrir l’adversaire de mandales diverses jusqu’à le laisser par terre, K.O., devant l’œil goguenard du spectateur venu apprécier une bonne baston sur le tarmac d’un aéroport (alors que nous sommes dans la rue). Les jeux de sport contenant street dans le titre, comme le foot ou le basket, où les notions de règles et d’arbitre sont assez…mises en retrait.

On s’attend donc à une course avec des bons coups dans la gueule de nos adversaires. D’ailleurs, ce n’est pas la boite du jeu, où l’on voit un gars prèt à frapper une pouf blonde à l’aide d’une batte de baseball (le tout avec un grand sourire), qui nous dira le contraire.

 

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Go !

 

 

Mais Street Racer, c’est avant tout un film sorti en 2008. Un vrai nanar surfant méchamment sur la vague de la Fast-and-Furiousploitation.

Euh…en fait non. Puisque là on est en 1996. Bref.

 

Street Racer, c’est un peu comme Mario Kart, mais avec pour seul rapport le logo « Original Nintendo Seal of Quality » sur la boite. Street Racer, c’est ce qu’ont osé faire les p’tits gars de chez Ubisoft et que n’a pas osé faire Nintendo : un jeu de kart où on se tape sur la gueule joyeusement à coup de batte de baseball, de scie sauteuse ou de foulard (?), le tout sur Game Boy.

Et tout ça pour quoi ? Encore un rapport avec Mario Kart : le seul objectif, c’est gagner. Rien d’autre. Et pour ça, on prend le contrôle de toute une équipe bien folklo, ayant chacun un véhicule propre et des attaques spéciales propres :

 

- Hodja, un pote d’Aladin, qui peut transformer son kart en tapis volant.

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Au tapis (volant)

 

- Frank, une basse copie du monstre de Frankenstein (boulons fournis) pouvant faire sortir des ailes de chauve-souris à son véhicule.

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Le petit de Mary Shelley (à peu près)

 

- Suzulu, une sorte de chef de tribue africain (peau de léopard en option).

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Suzulu, le nom le plus africain que j’ai jamais lu

 

- Biff, le joueur de baseball patibulaire. Lui c’est carrément en char qu’il peut se transformer. Ca sert à rien, mais pourquoi pas ?

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Crâne d’œuf

 

- Raph, le kéké des plages professionnel avec Ray Ban, cuir et Formule 1 équipée d’énormes klaxons.

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Toi, t’as une tête de winner

 

- Surf, la pouf blonde avec une espèce de coccinelle décapotable (et décapotée) tunnée ne trouvant rien de plus intelligent que de frapper ses adversaires avec…un foulard.

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Le cota plan nich…euh non, c’est pas le nanar, c’est le jeu

 

- Helmut, le vieux de la vieille tout droit sorti de la première guerre mondiale avec son vieux tacot qui se transforme en triplant, ses scies sortant de ses cycles (merci Andromaque) et sa moustache équipée. Il n’est pas au saumon, mais c’est mon préféré !

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Ca plane pour moi

 

- Sumo, le sumo.

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A l’occasion, il se transforme en mécha

 

 

Ces huit lurons s’affrontent dans diverses épreuves, la plus courante étant le championnat, avec quelques particularités cependant. Outre la route à suivre tout en frappant ses adversaires, les routes sont recouvertes de divers items : bombes instantanées, bombes à rebours (elles peuvent être refilées à un adversaire par contact), clef de réparation, turbo, étoiles bonus. Le score de fin de course ne dépend pas uniquement du classement, mais aussi des actions. Ainsi, on obtient des points bonus en frappant ses adversaires, en ayant le tour le plus rapide, en ramassant l’étoile bonus, etc. A la fin de chaque championnat, on récupère un code pour passer au championnat suivant (pas de sauvegarde ici). Au niveau courses, il est proposé 24 circuits, 3 pour chaque concurrent (représentant leurs pays).

Il est aussi possible de jouer en 1 contre 1, mais visiblement pas contre un adversaire humain, ce qui réduit l’intérêt du mode.

Enfin, deux autres modes loufoques sont disponibles. Le premier, Rumble, vous propose de tourner autour d’un anneau et d’en éjecter vos adversaires (tout en évitant d’en être éjecté vous-même). Le second est un jeu de foot en kart, avec un seul but, chacun pour soit, et à cinq. Ce mode est horrible à jouer, avec de grosses difficultés à apprécier les distances. Et pour se déplacer sur le terrain, comme on est face au but, on ne peut qu’avancer ou reculer, pas se retourner (ça reste de la 2D aussi). Personnellement, je n’y arrive pas…

 

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Pas mal de choses à faire

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Mode Rumble

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Mode Soccer

 

 

 

Graphisme : 8/10

 

Les environnements sont variés, entre les courses des différents personnages, le stade de foot, le rumble, …Les animations des différents véhicules et les artworks représentant les personnages sont bien réalisés. En action, cela donne souvent l’impression que le circuit défile et que le véhicule reste statique, et les boosts n’apportent pas une différence de vitesse très appréciable (sinon qu’on voit sur la carte que l’on distance ses adversaires). Dans l’ensemble, c’est quand même assez beau.

 

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Différents environnements

 

 

Gameplay : 6,5/10

 

Le problème de ce genre de jeux, c’est que la 3D est passée par là. Les jeux de plateforme 2D n’ont pas spécialement vieillis, sauf si on compare à la nouvelle vague récente des jeux en 3D vus de côté (comme New Super Mario). Les jeux de course avec vue arrière sont devenus plus réalistes, plus contrôlables, plus lisibles. Ici, quand la route tourne, le véhicule aussi, même si on n’appuie sur aucune direction. De plus, la position des adversaires et des objets, en terme de profondeur, est très difficile à évaluer. Je pense qu’il y a 15 ans, on aurait pu mettre un 8 voir 9 pour le gameplay, car il reste probablement un des plus abouti sur GameBoy, mais aujourd’hui, il est particulièrement dur à vraiment apprécier…

 

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D’autres environnements (on appelle ça le manque d’inspiration)

 

 

Durée de vie : 8/10

 

Quatre niveaux de difficulté (jusqu’à Crazy), quatre modes de jeux, 8 personnages (et un lapin sur la pochette qu’on ne retrouve pas dans le jeu). Bref, que des multiples de 4. Et comme ça vaut plus que 4, on met 8. C’est tout. Il ne manquait qu’un mode deux joueurs pour atteindre 10. Tant pis.

 

 

Son : 8/10

 

Les musiques sont nombreuses et très axées « musique de courses avec option délire » (ça tombe bien), et dans l’ensemble, très agréables. Les bruitages sont de bonne tenue, et, chose rare, quand trop de sons se concurrencent, ce sont les bruitages qui disparaissent, et pas la musique. C’est mieux que de couper des voix musicales !

 

 

Scénario/Ambiance : 6/10

 

Il n’y a pas de scénario. L’ambiance de semi-délire est plutôt bien entretenue par la musique, les graphismes étant assez neutres. Ce n’est pas elle qui fera replacer la cartouche dans la machine.

 

 

Conclusion

 

Les plus :

 

- Des graphismes agréables

- Des musiques entraînantes et variées

- Un Mario Kart sur GameBoy

- Plein de modes de jeu et de personnages pour

une bonne durée de vie

- Roulez jeunesse!

Les moins :

 

- Un gameplay qui a méchamment vieilli

- Un mode soccer injouable

- Pas de scénario

- Traces de pneu (...)

 

 

 

Note Générale : 8/10

 

Pièce unique sur GameBoy, à ma connaissance, Street Racer est le Mario Kart que Nintendo n’a pas cru bon de nous servir avant la GameBoy Advance. Ses graphismes agréables, sa superbe bande son et les nombreux modes de jeux vous permettront de passer de bons moments. Reste que le Gameplay a salement vieilli, et qu’il faut faire avec, pour profiter à fond de ce soft. Le mode soccer à essayer, et si quelqu’un en est spécialiste, je veux bien un coup de main !

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Published by flappy-spirit - dans test
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